L’épreuve pratique du permis B ne se limite pas à la conduite. Trois questions orales, tirées d’une banque de 100 séries, attendent chaque candidat en fin d’examen. Chaque bonne réponse rapporte un point bonus, pour un total de trois points. Comprendre la logique de ces questions, leur mécanique de tirage et les pièges récurrents fait gagner du temps sur la préparation.
Mécanique du tirage et pondération des questions du permis de conduire
Le numéro de la série posée le jour de l’examen n’est pas choisi par l’inspecteur. Il correspond aux deux derniers chiffres du compteur kilométrique du véhicule d’examen. Si le totaliseur affiche 23 547 km, la série 47 tombe. Ni le candidat ni l’accompagnateur ne peuvent influer sur ce tirage.
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Chaque série contient exactement trois questions enchaînées, toujours dans le même ordre : vérification technique, sécurité routière, premiers secours. Une mauvaise réponse ne déclenche pas d’élimination. Le barème est simple : un point par réponse correcte, zéro sinon, sans pénalité.
Ce mécanisme signifie qu’un candidat qui maîtrise les trois catégories sécurise trois points qui peuvent compenser une hésitation en créneau ou un léger défaut de trajectoire. Nous recommandons de traiter ces questions comme un filet de sécurité, pas comme un détail secondaire.
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Vérification technique : intérieure et extérieure du véhicule
La première question de chaque série porte sur une vérification technique. Elle se divise en deux sous-types selon la série tirée : vérification intérieure ou vérification extérieure.
Vérifications intérieures
L’inspecteur demande au candidat de montrer ou d’actionner un organe accessible depuis le poste de conduite. Les commandes les plus fréquentes concernent le réglage de hauteur des feux, le dégivrage arrière, les warnings, le désembuage ou encore le frein de stationnement.
La difficulté ne réside pas dans la complexité technique. Elle vient du stress et de la méconnaissance du véhicule d’examen. Un candidat qui a toujours conduit le même modèle peut perdre ses repères face à un tableau de bord différent.
Vérifications extérieures
L’inspecteur demande au candidat de localiser un élément sous le capot ou à l’extérieur du véhicule : bocal de lave-glace, jauge d’huile, témoin d’usure des pneumatiques. Ici, ouvrir le capot sans hésitation fait partie de l’évaluation. Si le candidat bloque, l’accompagnateur peut indiquer la commande d’ouverture, mais ce flottement laisse une impression négative.
- Repérer avant l’examen l’emplacement du bocal lave-glace (bouchon souvent bleu) et du réservoir de liquide de refroidissement
- Vérifier que l’on sait localiser la jauge d’huile moteur et lire le niveau entre les repères min/max
- Identifier le témoin d’usure sur la bande de roulement des pneumatiques, situé dans les rainures principales
- Savoir montrer le dispositif de signalisation correspondant à la question (feux de détresse, antibrouillard arrière)
Questions de sécurité routière à l’examen pratique
La deuxième question de chaque série porte sur la sécurité routière. Elle est liée thématiquement à la première : si la vérification concernait le réglage de hauteur des feux, la question de sécurité demandera pourquoi ce réglage protège les autres usagers de l’éblouissement.
Ce lien thématique est un levier de mémorisation sous-exploité. Plutôt que de bachoter les réponses isolément, associer chaque vérification technique à sa justification de sécurité divise par deux le volume à retenir. Le candidat qui comprend la logique (un organe du véhicule, une conséquence sur la route) reconstruit la réponse même sous pression.
Les thèmes récurrents tournent autour de la signalisation (feux, clignotants, klaxon), de la visibilité (pare-brise, rétroviseurs, éclairage) et du comportement vis-à-vis des usagers vulnérables. Nous observons que les candidats trébuchent surtout sur les questions liées aux distances de sécurité et à l’usage du klaxon en agglomération.
Premiers secours : la catégorie qui piège le plus de candidats
La troisième question porte sur les notions élémentaires de premiers secours. Depuis la réforme entrée en vigueur en janvier 2018, cette thématique fait partie intégrante de l’épreuve pratique. L’objectif affiché est de former chaque nouveau conducteur aux réflexes de base en cas d’accident.
Les questions couvrent trois axes principaux :
- La protection de la zone d’accident : délimiter largement le périmètre, rendre la zone visible, éviter le suraccident
- L’alerte aux secours : composer le numéro d’urgence adapté, transmettre les informations sur la localisation, le nombre de victimes et leur état apparent
- Les gestes de secours élémentaires : position latérale de sécurité, conduite à tenir face à une victime consciente ou inconsciente, arrêt d’une hémorragie par compression
La formulation attendue par l’inspecteur suit un schéma précis. Pour la protection, la réponse type mentionne le balisage de la zone « clairement et largement, de façon visible ». Pour l’alerte, le candidat doit citer les informations à transmettre au service de secours : lieu, nombre de victimes, nature des blessures apparentes.
Ces réponses ne demandent pas de compétence médicale. Elles vérifient que le futur conducteur sait structurer une intervention d’urgence minimale avant l’arrivée des secours professionnels.

Différence entre questions du code (ETG) et questions de l’épreuve pratique
La confusion entre ces deux épreuves reste fréquente. L’ETG comporte 40 questions à choix multiples sur tablette, portant sur la signalisation, les règles de priorité, les limitations de vitesse et les situations de conduite. Les questions de l’épreuve pratique sont orales, au nombre de trois, et portent exclusivement sur la vérification du véhicule, la sécurité et les premiers secours.
Un candidat peut échouer plusieurs fois à l’épreuve pratique sans devoir repasser le code, à condition que la validité de cinq ans de l’ETG ne soit pas dépassée. Depuis le 18 novembre 2022, le nombre d’échecs à la conduite n’affecte plus cette validité.
En pratique, les candidats qui préparent les 100 séries de vérifications en parallèle du code progressent plus vite. Les thèmes se recoupent : la signalisation abordée à l’ETG se retrouve dans les questions de sécurité routière de l’épreuve pratique, et la compréhension des organes du véhicule améliore la lecture des situations de conduite.
La préparation la plus efficace consiste à réviser les 100 séries par blocs thématiques (éclairage, freinage, pneumatiques, secours) plutôt que dans l’ordre numérique. Trois points bonus récupérés sur les questions orales peuvent faire basculer un résultat limite vers le favorable.

